L’odeur des vieux livres

6 Nov
PAR: SOF LA TOF

 

Je suis une incontestable adepte des boutiques de livres usagés.

Pas parce que je suis une étudiante fauchée. Ni parce que je suis tellement Plateau. Ni parce que la littéraire en moi peut y trouver des livres obscurs que Renaud-Bray ne tiendrait jamais.

Un peu parce que j’aime la paix, le pouvoir de bouquiner de longues minutes sans paraître louche. Un peu parce qu’on n’y fait pas de placement de produits, de nouveautés à lire à tout prix. Un peu parce que je peux y retourner chaque semaine sans y revoir la même marchandise. Un peu parce que c’est beau de se dire qu’un livre a une histoire qui ne commence pas avec nous. Un peu parce que j’adore l’odeur des vieux livres,  bien plus que celle de l’imprimerie Folio ou Point.

Mais surtout, surtout, parce que c’est l’endroit le plus magique que je connaisse. L’univers des livres usagés, c’est le monde dans lequel je me réfugie lorsque je sens que l’extérieur est trop plein ou trop vide pour moi. C’est là où je vais quand j’ai besoin de réconfort, de ressourcement, que ce soit émotif, artistique ou divertissant.

Je cesse les grandes divagations et vous explique.

Chaque fois que j’entre dans une boutique de livres usagés, mais surtout quand il s’agit d’un coup de tête, je trouve un trésor, un livre qui correspond exactement à mon état mental, à mon humeur, à mes soucis.

Je suis déprimée par une histoire amoureuse? Je trouve un exemplaire de « Je voudrais me déposer la tête » de Jonathan Harnois (que j’avais dévoré la veille, dans un cours en avant-midi, retenant mes larmes) avec la dédicace suivante : « J’espère avoir l’honneur (voir le fantasme, ha!ha!) d’être lu par toi sur une plage espagnole. Et je te propose un marché : tu me fais tes commentaires et je nous paye une bière. – Jo H. »

Je suis en perte de motivation et de sens à ma « vie artistique et professionnelle »? Je tombe sur les Entretiens de René-Daniel Dubois avec lui-même, qu’il a écrit spécialement pour les jeunes artistes de notre société québécoise en quête de repères.

Ce ne sont que de très brefs et récents exemples, mais qui résument assez bien le côté « magique » de la chose, et même de la littérature en général.

…non?

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Une Réponse to “L’odeur des vieux livres”

  1. Maxouel 7 novembre 2010 à 14:18 #

    Non, man.
    C’est dans ta tête.

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