L’étoile du Panthéon

6 Avr

Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais il y a quelques jours, un nouveau nom a été intronisé au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. La nouvelle m’a rendue fébrile et j’ai ressenti le besoin de m’inspirer des paroles de ce grand homme pour, à mon tour, lui rendre hommage:

«Je lui dédierai un nouveau site sur la Toile et au bout de ma vie je m’en irai, Cindy, donner ton nom à une étoile »

Je te dédie donc un nouveau billet sur la Toile et au bout de ma vie je m’en vais, Luc Plamondon, donner ton nom à une étoile!

Je sais, vous êtes surpris que j’écrive un billet sur cet homme au cœur de roc(k), car, comme le dit le dicton:

«Une princesse orientale avec un rocker, c’est monumental!»

En effet, on oublie trop souvent tout ce que cet homme a fait pour diffuser un peu de poésie sur nos scènes, nos ondes et peut-être nos écrans. Or, rappelons-nous que c’est lui, seul, qui a su pointer du doigt, en une missive implacable, tous les faux paroliers de ce monde :

«Poètes de l’an deux mille, vous n’êtes plus assez polissons. Vos recettes sont si faciles et vos chansons ont toutes le même ton. Où est le style, où est passé le sex-appeal, dans tous ces singles qui défilent, qu’on enfile comme des saucissons? Les mots d’amour ne veulent plus rien dire, do we do we do. »

Car Plamondon, lui, est un vrai polisson. Il est nécessaire que nous ouvrions tous les yeux et les oreilles au talent indéniable de ce demi-dieu.

Tous ensemble, donc, mettons-nous une main sur le cœur, regardons bien cette photo pour canaliser notre énergie vers lui:

 

Source: Journal Le Reflet (monteregieweb.com)

 

Et disons-lui merci en récitant ensemble, avec gravité, sa poésie:

O Luc Plamondon,

Ce mot que je te faxe, moi qui écris si mal, vaudra à ma syntaxe ton sourire machinal.

Je n’étais encore qu’un enfant de chœur que j’avais déjà un cœur de rockeur. Je n’aimais pas beaucoup l’école, je ne vivais que pour mes idoles, yé, yé, yé. Je n’étais encore qu’un teenager que je suis parti vivre ma vie en outsider, vivre ma vie comme un gitan, gagner ma vie de l’air du temps… Bohémienne : c’est écrit dans les lignes de ma main. Je zappe, je zappe et je me tape, je clippe, je clippe et je dézippe tous les playboys, tous les cowboys, tous les beachboys dont j’ai envie, quelque part dans un computer, sous la lumière des lasers…

Y’a trop longtemps déjà que je traîne ma vie tout autour de la planète. Je croise le fer avec les anges de l’enfer. Le grand érable argenté a perdu toutes ses feuilles : plus personne pour m’appeler son petit écureuil. Oh, oh, oh, je suis mal dans ma peau! Au grand loto de l’univers, j’ai pas tiré le bon numéro! Mais est-ce qu’un ordinateur connait le mot bonheur ? J’ai pas envie d’être un robot, j’aimerais mieux être un oiseau, dodo l’enfant do!

Le jour se lève! C’est comme un rêve, un rêve qui s’achève: aujourd’hui, j’ai rencontré l’homme de ma vie. Luc Plamondon! Rien qu’à le voir bouger, j’entends de la musique! C’est une question de feeling dans l’infini universel : nos deux vies parallèles se sont croisées ce soir. Rien que pour qu’y me regarde, je me traînais dans’ vase! Ôtez-vous de d’là que j’tombe en extase! Je suis folle de lui! C’est un garçon pas comme les autres. C’est peut-être aussi un homme de l’espace : à chaque fois qu’on le voit, y’a quelque chose qui se passe… Moi, je l’aime, c’est pas de ma faute… Même si je sais qu’il ne m’aimera jamais…

Piquez-moi au Léthal, que j’atteigne le climax de cet amour fatal! Ce mot que je te faxe de mon lit d’hôpital, blanchie comme à l’Ajax au soleil matinal, je veux qu’il te désaxe, qu’il t’atteigne, comme une balle qui touche en plein thorax sans tuer l’animal!

Je n’irai plus au cinéma. Je t’aimerai pour aujourd’hui ! Je revivrai, à travers toi, la légende de Jimmy! Avions supersoniques, partez vers les tropiques, je m’en fous! Tant pis pour moi si je perds la boussole : je m’envole! Je m’en vais au bout du monde! J’ai l’âme qui plane, qui plane! J’entends des voix qui chuchotent : «voilà les trois chochottes! » Oh, écris-moi des mots qui sonnent right on! S’il le faut, je me ferai teindre en blonde! J’peux venir te tenir la main, te faire un double espresso, oh, prends-tu de l’eau dans ton whisky? Demande à la mer de me noyer ! Oh baby, tu me traites comme un animal! Ça c’est pas normal! Tu me fais du mal! J’perds les pédales, c’est fatal! Qu’est-ce que tu veux, c’est ça une femme sentimentale!

Maintenant ça va trop loin. Même les bonnes choses ont une fin… J’ai inventé la formule qui vaut mieux que toutes les pilules, même si ça me donne l’air d’une somnambule: je de-de-de-danse dans ma tête… C’est parce que je t’aime comme un fou… Et parce que tu t’en fous, mon cœur se meurt.  Dieu que le monde est injuste…

(Silence dramatique)

Merci, Luc Plamondon.
Merci.

____________________________________
Toutes les citations sont extraites des paroles de Plamondon (piquées, pêle-mêle, à travers le web). Amusez-vous à les démêler si ça vous chante, mais vous risquez de découvrir Cindy, Cendrillon 2002 (la Cendrillon des banlieues). Et ça, c’est à vos risques et périls.

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4 Réponses to “L’étoile du Panthéon”

  1. Zanne 6 avril 2011 à 09:57 #

    HAHAHAHAHAHA!
    Ce Luc. Ce Luc! Quel homme.
    Richard Desjardins, il n’est pas au panthéon, hein?

  2. Luc 9 avril 2011 à 19:22 #

    C’est pas moi j’vous l’jure!

    • Gamine 10 avril 2011 à 14:40 #

      Voire que t’as pluggué Cindy! HAHAHAHAHAHA! Je me marre beaucoup trop! Merci pour cette crampe au ventre! ;)

    • marilou-garou 11 avril 2011 à 09:25 #

      Je suis déçue, Luc.

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