Ma nouvelle vie de cycliste

21 Mai

On ne me considère pas comme une fille nostalgique. Je suis plus du genre regard droit devant, les cheveux dans le vent. Pourtant, lorsqu’il s’agit de transport en commun je garde un profond attachement à tous les véhicules de transports qui ont fait partie de ma vie.

            Prenez ma poussette par exemple. Ma mère l’avait eu avant mon premier anniversaire, et il a fallu qu’elle se brise lorsque j’avais six ans pour que je me décide à marcher à côté de ma mère un pied devant l’autre. Le tissu du siège usé par l’âge était complètement défoncé et mon poids, bien que minime, étouffait les derniers souffles de l’amour de ma jeunesse. Je crois que j’ai nié cette mort longtemps en pleurant et en criant à chaque promenade de santé (eh oui, j’avais déjà un bon caractère à l’époque). Je ne sais pas si mon attachement tenait à la paresse, mais bref.

            S’en est suivi mon amour pour les automobiles. Les gros chars pollueurs, mon fantasme sur les 4×4, les Hummers… ah non. Ça, c’est la biographie de quelqu’un d’autre. Par contre, moi qui viens de la campagne, je n’ai pas eu le choix de passer mon permis de conduire, mais quelle joie d’arriver à Montréal! Malgré tout ce qu’on peut en dire, le transport en commun reste une perle.

            J’ai découvert les embouteillages d’autobus, les pannes de métros. J’ai appris que lorsqu’il y a une tempête il faut se prévoir au moins 30 minutes parce que la moitié des autobus passent en retard. J’ai subi la proximité des gens, qui sont parfois un peu spéciaux, dans les wagons de métro bondés. Mais, malgré tout ce qu’on peut en dire, j’ai adoré cette frénésie urbaine. Glisser sa carte Opus pour avoir un accès V.I.P. de la vie en condensé. Épier les autres malgré soi, observer la diversité culturelle, tout ce beau mélange qui construit la société montréalaise.

            L’an dernier, j’ai testé ce nouveau mode de transport révolutionnaire : Le Bixi. J’ai tellement aimé me promener dans le vent tout l’été que je ne cessais de répéter à qui le veut que c’était le meilleur moyen de transport EVER! Rapidement, par contre j’y ai trouvé quelques défauts : peu de vitesse, lourd et lent. Cet été, je me suis munie d’un vélo à 35 dollars tout rond chez SOS Vélo. Un de ceux que l’on n’est pas trop déçu de perdre si l’on se le fait voler, mais qui roule comme sur des roulettes.

            Pas trop joli, mais assez léger, je suis tombée éperdument amoureuse de ce vélo. Si bien qu’il me suit partout, beau temps comme mauvais temps, et qu’il ne me quittera pas avant les premières neiges. J’envisage même de lui donner un nom. Vous avez des idées? Si mon amour pour la poussette tenait de la paresse, celui pour la bicyclette est tout autre. À la fin de l’été, je prévois avoir un cardio d’enfer et des mollets de feu (oui, oui! Avec des flammes dessus!)

            J’ai peut-être l’air un peu folle avec mon amour pour les véhicules de transports, mais dites-vous que le vélo est clairement LE MEILLEUR MOYEN DE TRANSPORT EVER!!!

À venir:

– Mon vélo et moi au tour de nuit de Montréal…

– La rage au guidon…

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