Théâtre C.R.E.A.T.U.R.E présente MINÉS, au MAINLINE.

4 Oct

Dès cette semaine, le très marginal théâtre Mainline accueillera la nouvelle création de la troupe C.R.E.A.T.U.R.E : Minés. Le texte de Solène Paré, co-mis en scène par l’auteure et Josianne Dulong- Savignac, s’inscrit dans une recherche sur le mouvement de l’acteur dans l’espace.

Fondée en 2009 par les étudiant-e-s d’études théâtrales de l’UQÀM, C.R.E.A.T.U.R.E Favorise la création de A à Z et place ses membres dans un contexte théâtral professionnel. Quoi de mieux pour faire ses premiers pas?

Pour bien saisir le mandat de C.R.E.A.T.U.R.E, il suffit de se pencher sur les termes qui composent l’acronyme : Créer – Rechercher – Explorer – pour l’Art – pour le Théâtre – pour l’Unité – pour Rire – pour Exister.

C’est donc afin de provoquer ses propres opportunités que C.R.E.A.T.U.R.E présente son premier spectacle en 2010 : Curieuses Atrocités. Programmé au théâtre de L’Esquisse, le spectacle est une création à deux volets, sous la direction artistique de Sophie Croteau.

Mais revenons à Minés

C’est dans la cuisine d’un restaurant du Plateau que Solène Paré voit naître les prémisses de Minés. C’est là qu’elle fait la connaissance de celui qui inspirera plus tard Oscar, le personnage principal de la pièce. Rapidement, Solène est transportée par des questionnements sur le poids de la mémoire. En qualité d’étudiante en art dramatique au Cégep de St-Laurent à l’époque, elle soumet son texte dans le cadre d’un cours d’écriture dramatique. Elle trouve alors l’élan nécessaire pour approfondir sa première version : Les mines de rien.

C’est ici que C.R.E.A.T.U.R.E entre en jeu. Puisque que Solène choisit de poursuivre son cheminement à l’UQÀM en études théâtrales, elle fait inévitablement la connaissance des membres de la troupe. Son texte est alors retenu et on lui propose de le présenter au courant de la saison à venir!

La jeune femme choisit alors d’assurer elle-même la mise en scène et de s’associer à Josianne Dulong-Savignac. Ensemble, elles se laissent porter par une série d’images fortes : du gravier, de la terre, de la boue.

C’est donc à partir de l’étroite collaboration avec sa collègue que Solène bâtit la version textuelle à laquelle on assistera dans quelques jours. Néanmoins, un changement majeur s’impose : le titre. « On a choisit de ne pas garder Les mines de rien, le titre original, parce que ça sonnait trop naïf, trop enfantin pour le produit fini. Le résultat est un peu plus sombre que le texte sur lequel on s’est basé » expliquent les créatrices. On comprend donc qu’on se tourne ici vers un théâtre un peu plus dark, plus mûr, avec Minés.

Solène et Josianne revendiquent un théâtre d’exploration, un art du mouvement. Leur vision artistique est personnifiée par cinq acteurs masculins. Parce que oui, il n’y a que des hommes dans Minés! «  On avait le goût d’un théâtre de gars pour une fois! » explique Josianne en riant. « On voulait aussi mettre de l’avant un espèce d’esprit de meute, de clan », complète Solène.

Mais qu’en est-il de la direction d’acteurs? Deux femmes qui   dirigent cinq hommes dans un théâtre qui s’interroge sur la condition masculine, ça peut très facilement tomber dans le cliché, le stéréotype, non? « On a laissé vraiment beaucoup de liberté aux acteurs, raconte l’auteure. On proposait une idée générale, et on voyait comment les gars la recevaient, si ça marchait ou non. Notre recherche corporelle a été vraiment nourrie par la personnalité et le corps de chacun des comédiens. En gros, le corps est vraiment la matière première de la pièce. »

Afin de valoriser l’expression corporelle dans leur spectacle, les metteures en scène ont choisit de créer des effets de chœur, autant vocaux que corporels. En effet, ce sont ces procédés théâtraux qui tracent l’espace scénique et dessinent des images…

Ce qui est intéressant avec Minés, en plus des concepts qu’on y aborde, c’est le processus de réflexion. En effet, le véritable questionnement est venu après le processus créateur à proprement parler. « On a pris conscience de la profondeur des thèmes dont on parle après avoir conçu la mise en scène », précisent les jeunes femmes. « Pour nous, c’est la pratique qui a mené à la théorie, et non l’inverse. C’est la création qui a donné suite à la réflexion ». Dans un esprit de dialogue entre les concepts, c’est également le mouvement qui provoque l’interprétation.

C’est donc véritablement le corps, le mouvement, qui est mis en valeur dans Minés. Solène Paré et Josianne Dulong-Savignac décortiquent la  prise de contrôle de son propre passé afin de vous offrir leur première collaboration à ne pas manquer!

Vous êtes intrigués? Vous mourrez d’envie d’avoir plus d’informations…

Consultez:  la page Facebook de C.R.E.A.T.U.R.E.

                       l’évènement Facebook

MINÉS EST PRÉSENTÉ DU 5 AU 9 OCTOBRE AU THÉÂTRE MAINLINE

TEXTE:
Solène Paré

CO-MISE EN SCÈNE:
Josianne Dulong-Savignac
Solène Paré

DISTRIBUTION:
Olivier Caron-Brisebois
Louis-Alexandre Cliche
Miguel Doucet
Firmin Havugimana
Julien This

ENVIRONNEMENT SONORE:
Jean-François Malo

COSTUMES:
Roxane Krief

AFFICHE:
Johann Baron-Lanteigne
http://www.jbl-art.com/

TECHNIQUE:
Anne-Audrey Deltell
Pascale St-Onge

SCÉNOGRAPHIE:
Josianne Dulong-Savignac
Solène Paré

PRÉSENTÉ PAR:
Théâtre C.R.É.A.T.U.R.E.
http://www.facebook.com/theatre.creature

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