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Trouvailles de friperie #4, #5, #6, #7 et #8 Spécial Rococo-Soft

14 Oct

Quel titre! Avec un titre comme ça, avouez que vous espérez avoir de quoi vous mettre sous votre belle grande dent de fouilleur de brocantes…Hé bien SOYEZ RÉJOUIS!

Je buvais ma bière, peinarde, et je me suis mise à angoisser. J’avais accumulé tellement, mais TELLEMENT de trouvailles de friperies depuis la fin de la session dernière que je ne savais pas par où commencer. J’ai décidé, sur un coup de tête, après avoir calé ce qu’il restait de ma London Ruby, de vous faire un package deal cette semaine:

UN SPÉCIAL

Oui meussieu’! Un spécial rococo soft, je dois l’admettre. Je ne suis pas une fan des dorures et des fioritures extrêmes, mais j’aime retrouver dans certains objets ce petit charme un peu dépassé qui leur confère un petit je-ne-sais-quoi, comme si une voix divine (ou maléfique, peu importe, tout ça se ressemble de tout façon) me susurrait à l’oreille : « Hé que ça fitterait bien dans ton appart, sur le coin de la table à côté du pichet à jus d’orange les samedis matin de crêpes! »

Je mens. Y’a aucune voix. Aucune voix, même divine, n’aurait le temps de me dire tout ça, parce que c’est instinctif. Après des années de pratique en fouilles de friperie, ramasser par réflexe les objets singuliers et les foutre dans mon panier est devenu une seconde nature.

Il y a d’abord eu cette boîte métallique (j’ai un méchant faible pour les boîtes métalliques, c’est inquiétant, et c’est héréditaire) payée o,50$ un jour de printemps pluvieux. Elle mesure un peu plus de 25 cm de haut , avec son couvercle. Je l’aime surtout parce que c’est un ancienne boîte à bonbons, et moi, les bonbons, j’aime ça (même plus que les boîtes métalliques)!

Le problème avec les boîtes maintenant, c’est que j’en ai tant et tant que je ne sais plus quoi mettre dedans. Alors, celle-là sert de vase pour mes fleurs mortes (je trouve ça trop poli de dire fleurs séchées. Sont mortes, bâtinse. Appelons un rat un rat.)

Mes fleurs mortes dans ma boîte de bonbons

Après le printemps vint le temps du déménagement, et puis, je dois vous l’avouer, j’ai passé très énormément beaucoup de temps chez Renaissance et compagnie. J’y ai déniché ce vinyle épatant d’un compositeur qui m’était inconnu. Au début, je croyais qu’il s’agissait de chants liturgiques (le gars avait l’air d’un curé!) et je trouvais ça franchement cool qu’un curé aie choisi une pochette rose flash.

Donc le curé dont la pochette d’album (0,99$- Renaissance) orne mon mur est en fait un compositeur originaire de la Lettonie, né en 1875 et mort en 1910, à 35 ans. Sa musique ressemblait à ça. En fait, j’ai découvert que le mec était loin d’être un curé. Alcoolique au tempérament rageur, il a été très critiqué et même accusé de plagiat, ce qui le mènera, dans un accès de colère, à détruire l’entièreté de son oeuvre. Pour finir il s’est jeté sous un train et voilà.

Quand j’ai appris tout ça, j’ai eu un violent choc (que oué), et j’ai cherché à me calmer en infusant une verveine dans ma super nouvelle théière:

Du rococo Made in Japan, ça existe? Peu importe, cette théière ornée de paons et de fleurs étranges était celle qui manquait à ma collection. En plus, elle est parfaite pour deux tasses bien remplies de tisane à l’avoine fleurie! Par contre, je l’ai trouvée un peu chère: un gros 2,99$.

Après le déménagement, j’ai fait un saut dans Charlevoix et au Saguenay. À Chicoutimi, un marché aux puces m’a ensorcelée et m’a gardée prisonnière entre ses griffes pendant un bon moment. J’allais réussir à m’extirper du monstre quand tout à coup, j’ai trouvé ce miroir, que je vous montre très partiellement. Il m’a couté VRAIMENT CHER, et là, je ne fanfaronne pas. 7,50$ pour une surface réfléchissante aux contours décoratifs. Non mais. Le culte de la beauté mène les finances.

Oui, c'est mon objectif qu'on voit, et oui, faut que je lave mon miroir. Ça va, ça va.

FINALEMENT, j’arrive au morceau de résistance.

Laissez-moi vous raconter sa petite histoire: je fripais (le verbe signifiant qu’on fouille la friperie), je fripais, donc, avec ma cousine-coloc, et on a spotté une lampe rose assez singulière. Réflexe de fauve, je m’en suis emparée sans demander mon reste.  J’étais en train de terminer ma transaction à la caisse quand un homme s’approche de moi.

« – Ta lampe, elle date de 1940.
– Ha? Comment vous savez ça?
-Les teintes, le socle de l’ampoule. Le fil. J’ai enseigné l’étude des antiquités.
-Ha ben coudonc, je dois avoir fait une bonne affaire alors!
-Certain! Ça vaut 150$-200$, une lampe de même! »

Le caissier me regarde. Il regarde la lampe. Il a l’air de se dire qu’il devrait engager un expert en antiquités pour évaluer ses objets. Il me dit: « Je vais vous l’emballer avec du papier journal ». Je dis « Oué m’sieur, bonne idée. »

Pardon? Combien je l’ai payée? TRÈS CHER, vraiment, et là-vraiment-c’est-vrai.

12,99$

Le monsieur m’a donné une adresse, sur Jean-Talon, pour aller me faire faire un abat-jour. Sauf que je lui trouve un petit style, comme ça, moi, avec son ampoule bleue. Pas vous?

PROCHAINE ÉDITION DES TROUVAILLES: SPÉCIAL HOMMES (tel que demandé par un lecteur. Je ne me rappelle plus qui, par contre.)

Trouvaille de friperie #3

12 Avr

Chers consommateurs et farfouilleurs de fripes,

D’abord, re-bonjour. Ça fait un bail. Justement, je m’en cherche un nouveau, de bail, dans un 4 1/2 de préférence autour du métro Beaubien. Faites-moi signe si vous voyez des pancartes.

J’ai récemment noyé ma peine et mon stress dans une razzia au Renaissance. Je me promenais entre les allées, remuant de temps à autre un cintre ou une manche de polar mauve, évaluant la qualité des multiples coupes à vin poussiéreuses,  essayant de dénicher une perle entre les Reader’s Digest Selection et les éditions cheap de Mary Higgins Clark, bref, j’allais repartir bredouille…

QUAND TOUT À COUP

…au détour d’une allée, je le vois. Camouflé entre deux cols roulés trop larges, dissimulé derrière une colonne de béton, se cachait ce

MERVEILLEUX PYJAMA ONE-PIECE CULOTTES COURTES À MOTIF DE SET DE LUMIÈRES DE NOËL

J'ai un pyjama one-piece donc je saute sur mon lit (variante de: Je pense donc je suis, célèbre pensée de Christian Bégin)

 

 

4,99$ pour AUTANT DE BONHEUR, c’est pas cher l’once de joie.

 

Seul bémol: C’est compliqué pour faire pipi, surtout lorsque l’envie se présente, pressante, en plein milieu de la nuit suivant un léger excès de bière et ou de…jus de pommes, mettons.

 

Sinon, c’est GÉNIAL.

Un point c’est tout.

 

 

 

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